jeudi 3 novembre 2011

delhi


Nous voilà revenu dans le Nord de l’Inde, dans la capitale. On respire à pleins poumons, la pollution, on a presque l’impression de la manger à chaque fois que l’on ouvre la bouche, tellement elle est présente. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit. On est là juste en transit le temps d’aller à Agra voir le fameux tajMahal. En attendant, on va faire une visite au Red Fort (le fort rouge)

 Construction datant des Maradjah. C’est grandiose, magnifique, même si certains batiments sont un peu détériorés. On imagine, face à ces batiments, la magnificence de la vie des monarques à cette époque.

Il y a énormément de touristes indiens qui veulent tous photographier Cyanne. On ne peut pas faire deux pas sans que quelqu’un l’interpelle pour la prendre en photo en  essayant de la prendre dans ses bras pour être photographié avec elle. Ca devient tellement important et angoissant pour Cyanne que l’on est obligé de leur dire non.

Ensuite nous traversons à pied un bazar. On y vend à même le sol de tout. Il y a des réparateurs de vélos, des vendeurs de clé, des cireurs, des coiffeurs

, des « restaurateurs »Un monde fou, un bruit fou.

Et nous sommes allés manger à Mac Do. Si, si. Les enfants ont adoré, Ils ont retrouvé quelques saveurs connues et peu épicées. Nous on a détesté. Encore pire qu’en France, il y avait un monde fou , un bruit fou. Pleins de jeunes, des jeunes filles portant jeans et tee-shirt échanchré, ce que l’on ne voit pas dans le reste de l’Inde. La différence entre la vie d’une grande partie des indiens, dans la pauvreté, enfermé dans des traditions et celle de cette minorité d’indiens qui fonce tête baissée vers la modernité est impressionnante

mercredi 2 novembre 2011

Les rots

Et oui les rots. En INde, on est très loin de notre pudibonderie (j'ai un doute concernant l'existence de ce mot mais ça fait joli) occidentale concernant les rots.
Juste une petite anecdote. Nous étions en train de diner dans un restaurant assez hupé de Delhi. A la table à coté, deux hommes assez jeunes et qui semblaient appartenir à la classe indienne aisée, voire très aisée. Au cours de leur conversation, un des deux a émit un rot tonitruants. En tant qu'adulte, nous avons fait comme si c'était normal ( ce qui est effectivement le cas en Inde) mais Lois et Cyanne , en petits occidentaux "bien éduqués" les ont regardé en disant "OH! tu as entendu maman, ils ont roté!" Le choc des cultures....

Allepey suite

A la suite de notre ballade sur les backwaters, nous sommes allés dans une petite maison d'hotes, ravissante,  juste au bord d'un canal avec des propriétaires sympathiques qui nous accueillent avec le meilleur jus d’ananas frais « du monde »; notre halte à Allepey débute bien.

Lois a joué au professeur de français en enseignant « une souris verte » à Jose.
Nous sommes allés à la plage, l’eau était à 32 degrés, mais il y avait beaucoup de rouleaux. Cyanne a préféré joué sur la plage. Comme nous n’avons pas apporté les jeux de plage dans nos sacs à dos, elle a fait comme tous les enfants du monde qui n'ont pas de jouets sophistiqués,, elle a transformé ce qu’elle a trouvé sur la plage en jouet, à savoir un paquet de chips en seau et un bouchon en pelle.
Sur cette plage, nous avons assisté au tournage d’on ne sait quelle série indienne. Les gesticulations de l’acteur étaient assez comiques.
Plus intéressante, notre rencontre avec un pêcheur. Il ne savait pas parler l’anglais, encore moins le français. Nous ne savons parler le malayam (langue du Kérala, l’Inde a plusieurs langues). On a quand même réussi à communiquer par les gestes, les sourires, les regards. Il nous a montré les trous que les poissons faisaient dans ses filets, la façon dont il les racommodait. On a passé un beau moment avec lui.
Le contraste était énorme entre ce pêcheur pauvre qui semblait ne posséder que sa barque et  l’hôtel, on ne sait pas combien d’étoiles, (mais beaucoup trop pour notre budget)  d’où sortaient quelques occidentaux qui devaient dépenser en une seule nuit, l’équivalent d’une vie de labeur de ce pêcheur.

allepey


A Allepey, la principale curiosité sont les backwaters. C’est un réseau de 900 kilomètres de canaux, qui suivent le littoral et sinuent à l’intérieur des terres. Ces cours d’eau servent de voies de circulation et pour beaucoup de personnes  la barque est le principal moyen de transport pour aller travailler, pour transporter des marchandises, pour aller à l’école...
en uniforme pour l'école, on attend juste papa pour ramer
pour aller boire un thé,

pour aller à l’église. Non, non, on ne s’est pas trompé. Le Kérala est un état indien très chrétien. On a vu plus d’églises que de temples. Bon, on reste en Inde, Marie est drapée d’un sari, et les images de Jésus sont très colorées à la mode des dieux indiens.
Toute la vie des personnes habitant le long des canaux est organisée autour des canaux. ON se lave,







 on lave la vaiselle, on fait sa lessive
   
On a loué un house boat de midi  au lendemain 10 heures. C’est une ancienne barge à  riz aménagée pour touristes. Evidemment, maintenant, ces bateaux ne sont plus construits pour transporter le riz mais exclusivement pour transporter les touristes. On pensait ne voir que des touristes occidentaux car le tarif est exhorbitant (pour l’Inde) 6000 roupies, environ 95 euros ( On a un peu hésité à louer ce bateau car c’est une dépense colossale pour  un loisir de 24 heures alors qu’à quelques kilomètres, des gens vivent dans la pauvreté,) mais en fait, beaucoup de bateaux transportaient des touristes indiens.

Nous avons donc glissé le long de canaux bordés de cocotiers, traversé un immense lac peu profond.






Des pêcheurssur des barques éffilées

 ou sur des grands paniers ronds (servant de tentes à terre) jetaient leur filet.
Nous avons dégusté des repas kéralais délicieux mais pantagruéliques (On aurait pu nourrir dix personnes avec un seul repas)  et dormi sur l’eau loin des tumultes et du vacarme des villes indiennes. En fait, on a eu la chance d’être en basse saison, sinon, c’est l’embouteillage sur les canaux, les prix quadruplent et la nuit tous les house boat sont stationnés au même endroit et c'est parait il un peu l'enfer.

Cette ballade a été très agréable, mais maintenant avec l’expérience, nous aurions préféré nous poser dans la chambre d’hôte où nous sommes ensuite allés et découvrir paisiblement les backwaters en canoé. On le saura pour une hypothétique prochaine fois. 

lundi 31 octobre 2011


Non, non, nous ne nous sommes pas perdus dans l’immensité de l’Inde. Nous nous sommes juste retrouvés dans un endroit assez reculé de l’Inde pour ne pas avoir de connexion wifi, voilà la raison de notre silence sur les ondes.

Nous avons quitté avec regret la fraicheur et la tranquilité de Kumily, ainsi que la chaleureuse famille qui nous a accueillit dans sa maison. Nous avons rencontré des personnes adorables comme Mujib, le conducteur de l’auto rickshaw qui nous a transporté ou plutôt accompagné toujours avec le sourire, tout au long de notre séjour à Kumily. Pour le remercier Cyanne et Lois l’ont dessiné avec son rickshaw.

Nous rejoignons la Coté du Kérala. Nous roulons tout d’abord au milieu des plantations de thé. Des collines à perte de vue plantées de thé. Dorénavant, le matin, en prenant notre petit déjeuner nous aurons une pensée  pour cet endroit et les personnes qui y travaillent.
Après les plantations de thé, c’est le tour des forêts de caoutchouc. Tous les matins, vers 6 heures, des hommes viennent réentailler l’arbre pour faire couler la sève de l’arbre. Le soir, il récupére les pots et transforme la sève en plaque de caoutchouc que l’on voit sècher devant les maisons.

vendredi 21 octobre 2011

la ferme aux éléphants


Marie et Claire ont trouvé chacune une partie des photos devinette
C'est le dessous d'une patte d'éléphant
C'est la peau dépigmentée située à l'arrière de l'oreille de l'éléphant.

Le résultat de la devinette, qu'avons nous fait? Nous sommes allés dans une ferme d'éléphant.
Nous sommes montés tous les quatre sur le dos d'un éléphant pour faire une promenade à travers une plantation d'épices. Il était impressionnant de voir  à quel point cette grosse bête obéissait à son cornac. Quelques mots lancés et l'éléphant s'exécutait.

 Ensuite, nous lui avons donné à manger, assisté à une démonstration de portage de bois. Là ce n'est pas avec la voix que le cornac se fait obéir, mais avec les pouces de ses pieds qu'il place derrière les oreilles de l'animal. Ensuite, on a lavé l'animal

 et l'élhant a offert à Lois et à Jeff, juchés sur son cou, une bonne douche rafraichissante.
On n e serait pas venu dans cette ferme sans Lois et Cyanne, mais on a passé un bon moment auprès de ces animaux, même si tout était fait pour satisfaire le touriste, et était un peu artificiel.










Lessive

Une des corvées du voyage, c'est la lessive. On n'a pas pris une tonne de vêtements, donc, il faut les laver régulièrement et en Inde, il n'y a pas de lavomatic à chaque coin de rue! Donc, c'est savon de marseille et brosse. ON retrouve les gestes de nos grand mère ou arrière grand mère.  Mais aujourd'hui, nous avons décidé d'être fainéant et avons confié notre linge au soin d'une blanchisseuse.


Quel régal de retrouver le lendemain matin, sans avoir sué sang et eau, son linge propre, repassé et sentant bon... le feu de bois. ON s'est demandé s'il l'avait fait sêcher au-dessus d'un feu.
En fait, les blanchisseurs confient le linge à des "repasseurs". Ces derniers font brûler des noix de coco, dont ils mettent les braises dans leur fer à repasser pour chauffer celui-ci, d'où l'odeur délicatement parfumée du feu de bois.